Plus de deux mois et demi après la conclusion de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, la controverse autour de la finale entre le Sénégal et le Maroc reste un sujet brûlant. Après avoir été déchu de son titre, le Sénégal a décidé de porter l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), dont le verdict est attendu dans les prochains jours.
Lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche 29 mars, le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Patrice Motsepe, n’a pas échappé aux questions sur ce recours. Refusant de commenter la décision du Jury d’appel, il a réaffirmé son engagement à respecter le verdict du TAS.
Nous avons donné l’argent et le trophée au Sénégal! Le Maroc a gagné au jury d’appel mais nous ne donnerons aucun avis sur le Tribunal arbitral du sport. Quelle que soit la décision du TAS, nous la respecterons.
Bien qu’il ait évité de donner son opinion sur la décision du Jury d’appel de la CAF concernant le forfait du Sénégal et l’attribution du titre au Maroc sur tapis vert, l’homme d’affaires sud-africain n’a pas pu rester muet face aux rumeurs selon lesquelles il aurait approuvé cette décision.
J’ai été un peu surpris, car les médias ont dit que j’avais approuvé la décision (du jury d’appel). Je la respecte. Que je sois d’accord ou non, que je l’aime ou non, ce n’est pas pertinent. Je respecte la décision et je dois la mettre en œuvre.
C’est comme cela que fonctionnent les institutions à travers le monde. Le respect de l’intégrité et de l’impartialité de nos instances arbitrales, c’est crucial. C’est non négociable. Encore une fois, mon opinion personnelle n’est pas pertinente.
Interrogé par ailleurs sur les accusations de favoritisme présumé envers le Maroc dans cette affaire, Patrice Motsepe a réitéré l’engagement de la CAF à maintenir une impartialité totale. Il espère ainsi dissiper les soupçons pesant sur l’organisation.
Si vous regardez ce que j’ai dit, je peux dire qu’on traite tout le monde de manière juste et égale, c’est notre devoir. Nous sommes très vigilants sur la perception que les gens du football ordinaire et les associations ont. La justice doit être faite, nous avons une énorme obligation pour le football du continent. Si certains ne le pensent pas, il faut nous le faire savoir.
En résumé, le président du football africain a choisi de patienter jusqu’au verdict du TAS plutôt que d’aggraver la situation en donnant son avis sur l’affaire. Alors que la polémique continue de prendre de l’ampleur et qu’un conflit plus sérieux est redouté, les supporters du football africain espèrent une décision équitable et transparente de la part du TAS pour apaiser les tensions.






